Les mérites d’un collège hors contrat



Malgré son caractère souvent contestataire, le français moyen a souvent du mal à sortir des sentiers battus.

 

En fondant un collège différent des autres, nous souhaitons offrir une véritable alternative à ce qui est devenu le « collège unique » ; non dans le seul but de se distinguer des autres établissements mais pour mettre en oeuvre une certaine liberté.

 

S’il est nécessaire de défendre cette liberté de création d’établissements hors contrat, c’est parce qu'ils offrent une parfaite liberté d’enseignement. Cette liberté laissée à l’initiative privée (familles ou enseignants) est une richesse qui génère une diversité opportune dans ces temps où la souplesse et l’adaptation sont nécessaires.

Dans la fidélité à l’esprit de l’instruction de la Congrégation pour l’éducation catholique



 

Aujourd’hui encore, trop de personnes, et en particulier trop de chrétiens, conçoivent les établissements d’enseignement à travers le regard réducteur généré par les médias et l’esprit du monde : tel établissement sera vite classé « hors système » s’il ne répond pas aux canons du système massifiant.

Les idées préconçues sont connues dans ce domaine : « hors-contrat = hors la loi, sectaire, renfermé, très coûteux pour familles, réservés aux cas particuliers : surdoués, précoces, dyslexiques, en échec scolaire, à difficulté, de familles fortunées, voire intégristes !"

 

Pour notre part, nous voulons simplement inscrire notre projet dans la fidélité à l’esprit de l’instruction de la Congrégation pour l’éducation catholique, publiée en 1998 : « l’école catholique au troisième millénaire ».

Il y est question des connaissances à transmettre, c’est-à-dire de niveau scolaire, mais aussi de formation de la personne. De fait, pour enseigner à Tom les mathématiques, il s’agit certes de connaître les mathématiques, mais surtout de connaître Tom. Le sujet et l’objet diront les thomistes.

 

Une famille doit exiger d’un établissement scolaire qu’il dispense à ses enfants de vraies, solides et utiles connaissances dans diverses matières, et qu’il s’assure que l’élève les possède bien. C’est le premier but, avant tous les autres, de l’école.

C’est notre volonté et notre priorité, mais qui ne doit pas nuire à l’élève lui-même.

Mesurer différents paramètres



L’Education nationale possède un site Internet qui communique les performances des établissements scolaires aux grands examens : brevet, baccalauréat, etc. mais aussi leur taux de sélection ou de redoublement lors des passages… Il propose aussi des comparaisons avec les moyennes nationales… On découvre alors que tel établissement qui fait 100 % aux examens sélectionne beaucoup plus que l’ensemble des autres.

 

Or, quel est véritablement le mérite d’un établissement qui obtient un taux de réussite excellent sur la seule base du tri des élèves ?

 

Pour juger du niveau d’un établissement, il est donc plus juste de mesurer différents paramètres : d’une part, la progression réelle de chaque élève, et d’autre part, de façon plus objective, ce qu’une classe et chaque individu ont réellement appris.

 

On ne juge pas de façon identique une classe composée d’élèves ayant déjà beaucoup reçu de leurs familles et une classe de niveau finalement identique mais composée d’enfants ayant connu des difficultés à l’origine. Dans le deuxième cas, la qualité de l’enseignement a pu se révéler, et la progression des élèves avec.