Un collège non mixte



cour des garçons
cour des filles (photo F. Nuzzo)


L’adolescence est l’âge où la différence entre les sexes est la plus sensible. Les enfants ont besoin  que les pédagogues prennent tous les moyens pour s’occuper personnellement de chacun.

 

Bien des études ont constaté les limites de la mixité : le garçon et la fille, entre 10 et 15 ans, ne se développent pas à la même vitesse. Ils ont des aptitudes à l’étude, des goûts, des centres d’intérêt ou des maturités bien différents ; le garçon est souvent écrasé par les compagnes de classe, plus développées et plus appliquées.

 

L’esprit des classes non- mixtes est du coup très unifié; il y existe une franche amitié favorisant le soutien et la confiance et excluant les têtes de turc.Les thèmes abordés sont vus sous des angles différents selon le sexe, et apportent plus directement ce qui manque à chacun, à savoir l’émotion et la sensibilité au garçon, la volonté et l’esprit d’action à la fille.


Un externat



Les frais de mise en place et de fonctionnement, et le travail considérable qu’exigeraient la mise en place d’un internat ou d’un demi-pensionnat nous ont poussé à n’envisager que la formule « externat ».

 

 

Les enfants apportent leur panier-repas, pour le consommer dans deux salles hors-sac, prévues à cet effet, chauffées et surveillées. Cette formule permet à la famille d’amortir les coûts de scolarité par ceux plus économiques de restauration. Scolarité et repas, ainsi conçus, ont à peu près le même coût que ceux d’un établissement lyonnais.

 

 

Le temps du repas en capitainerie
Crédit photos : F. Nuzzo

 

 

Pour les enfants qui viennent de loin, des familles d’accueil, souvent investies dans le projet pédagogique, se proposent de les recevoir, pendant la semaine scolaire, en suivant une charte d'accueil. Il nous paraît primordial que l’élève soit heureux dans son établissement scolaire, et qu’il y ait une continuité entre la vie de famille, cellule de base de toute société équilibrée, et celle du collège.